Les Chroniques de Valentin https://valentin.journalintime.com/ Ne pas rester indifférent. Réagir. Ne jamais fermer sa gueule. Risquer sa peau. Profiter de la vie. Aimer. Rester intègre. Être libre. Et vivre... Ce journal est une fiction. Il est destiné à un public adulte. Bonne lecture. fr 2020-12-04T23:03:56+01:00 https://valentin.journalintime.com/Shy Shy. (...) And I've got a dream with your face in it That scares me awake I've put too much on my table Now I've got too much at stake And I might let you off easy Yea I might lead you on I might wait for you to look for me And then I might be gone There's where I've come from and where I'm going And I am lost in between I might go out to that phone booth And leave a veiled invitation on your machine And you'll stop me, won't you? If you've heard this one before Oh the one where I surprise you By showing up at your front door Saying, "Let's not ask what next Or how or why I'm leaving in the (...)

And I’ve got a dream with your face in it
That scares me awake
I’ve put too much on my table
Now I’ve got too much at stake

And I might let you off easy
Yea I might lead you on
I might wait for you to look for me
And then I might be gone
There’s where I’ve come from and where I’m going
And I am lost in between
I might go out to that phone booth
And leave a veiled invitation on your machine
And you’ll stop me, won’t you?
If you’ve heard this one before
Oh the one where I surprise you
By showing up at your front door
Saying, "Let’s not ask what next
Or how or why
I’m leaving in the morning
So let’s not be shy"
Don’t be shy

The door opens, the room winces
The housekeeper comes in without a warning
And I squint at the muscular motel light
And say "Hey good morning"
As she jumps her keys jingle
She leaves as quickly as she came in
And I roll over and taste the pillow with my grin
Well the sheets are twisted and damp
Oh the heat is so great
And I swear I can feel the mattress
Sinking underneath your weight
Oh yeah sleep is like a fever
And I’m glad when it ends
Oh the road flows like a river
And it pulls me round every bend

(...)

— Ani DiFranco, Shy

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2020-12-04T23:03:56+01:00
https://valentin.journalintime.com/Reve-de-foire-ambulante Rêve de foire ambulante — sponsorisé par la loi Sécurité Globale Le futur proche. Il y a eu une catastrophe. Nous sommes dans un monde post-apocalyptique. Ce qui reste de l'humanité est condamné à avancer perpétuellement dans une longue ligne, traversant villes et campagnes. Sauf que cette ligne d'une dizaine de mètres de large est un gigantesque marché ambulant. On y trouve des stands (qui avancent aussi), des marchands à la criée, etc. Les étals sont roses, brillants, attirent l'œil, et vendent de tout. Ce défilé permanent avance sans jamais s'arrêter : les habitations, les gens, les marchands… Ceux qui s'arrêtent sont poussés sur le Le futur proche. Il y a eu une catastrophe. Nous sommes dans un monde post-apocalyptique.

Ce qui reste de l’humanité est condamné à avancer perpétuellement dans une longue ligne, traversant villes et campagnes. Sauf que cette ligne d’une dizaine de mètres de large est un gigantesque marché ambulant. On y trouve des stands (qui avancent aussi), des marchands à la criée, etc. Les étals sont roses, brillants, attirent l’œil, et vendent de tout.

Ce défilé permanent avance sans jamais s’arrêter : les habitations, les gens, les marchands…
Ceux qui s’arrêtent sont poussés sur le côté et éliminés.
Le monde est perpétuellement « en marche ».

Je fait partie d’un groupe d’opposants politiques.
Nous sommes réfugiés dans une petite chapelle. Elle aussi elle avance. Sur roues, sur pieds, sur porteurs, je ne sais pas.

Nous avons été repérés, les autorités nous encerclent.
Le prêtre cherche des armes, cachées dans la table de billard, qui a un double fond.
Sauf que nous avons été trahis, tous les emplacements des armes sont vides.
Dans la moquette verte on peut distinguer les marques laissées par le lourd acier des fusils et des pistolets. Mais il n’y a plus que les empreintes. Nous sommes désarmés.

Nous avons une issue secrète, nous pouvons nous échapper.
Mais nous savons que nous ne pouvons sortir à découvert. Nos visages sont connus. Les systèmes de vidéosurveillance et de reconnaissance faciale nous identifieraient immédiatement.
Nous devons donc nous déguiser.

Ce monde de marcheurs est divisé en castes, avec les plus riches les plus puissants qui peuvent se reposer dans leurs maisons, qui avancent.
Les pauvres sont écrasés et ne vivent que des miettes que leurs laissent la société.
Mon ami est déguisé en riche, habillé d’un long manteau noir et d’un grand chapeau sombre. Il s’échappe.
Moi et ma partenaire nous devons nous déguiser en une sorte de vampire.
On nous arrache des dents, les autres sont taillées en pointes.

Nous sommes une caste crainte car nous nous nourrissons des autres marcheurs, mais nous sommes aussi les esclaves sexuels des riches.

Nous sortons de la chapelle, et très vite on se perd l’un l’autre.
Je remonte la foule et les stands.
Des gens m’alpaguent.
Des passants habillés comme des électeurs de ex-l’UMP, cheveux blonds, mèche bien rangée, pull bleu noué autour du cou, me retiennent et ne me craignent pas, demandant des faveurs sexuelles. Je menace de les égorger sur place avec mes dents. Ils sourient comme si c’était ce qu’ils recherchaient. Je réussis à m’échapper.

Plus loin je croise un stand qui vend de vraies cerises, de la salade, des fruits.
Je n’en ai pas vu depuis des années.
Je m’assied au stand, un genre de bar avec des tabourets accrochés sur les côtés.
La patronne du stand me craint mais semble amusée, avec un sourire en coin, je dois me méfier.
Elle m’offre une part de tarte aux framboises.
Je goûte et je me met à pleurer.
Je lui dit que je n’ai jamais été aussi heureux.
Elle est étonnée.

Des robots arrivent.
Ce sont des espèces de bottes qui marchent toutes seules, avec des scies circulaires au dessus.
Il est évident que c’est la patronne du stand de tarte aux framboises qui les a appelés, pour me tuer.
Elle les arrête et leur fait signe de repartir.
Elle m’explique que sa famille a été tuée par mes semblables, mais que je ne suis pas comme les autres. Elle est intriguée.
Je ne peux pas lui dire que je ne suis pas celui qui correspond à mon apparence.

Et je me réveille.

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2020-12-04T09:00:00+01:00
https://valentin.journalintime.com/Kamo Kamo. Demain on enterre Kamo. Des suites du Covid-19, après deux mois d'hôpital et trente jours de coma artificiel. Je me souviendrais de son rire. De son sourire. De sa place dans notre grande famille. Du vide qu'elle y laisse. De son implication politique. Et c'est ce souvenir qui nourrit ma tristesse d'hier, ma colère d'aujourd'hui, et qui nourrira ma rage de demain. Colère contre l'irresponsabilité et l'incompétence organisée des gouvernants. 30.000 morts, dont la plupart auraient pu être évités en suivant des règles simples, déjà édictées et suivies depuis des années. En se Demain on enterre Kamo. Des suites du Covid-19, après deux mois d’hôpital et trente jours de coma artificiel.
Je me souviendrais de son rire.
De son sourire.
De sa place dans notre grande famille.
Du vide qu’elle y laisse.
De son implication politique.

Et c’est ce souvenir qui nourrit ma tristesse d’hier, ma colère d’aujourd’hui, et qui nourrira ma rage de demain.

Colère contre l’irresponsabilité et l’incompétence organisée des gouvernants. 30.000 morts, dont la plupart auraient pu être évités en suivant des règles simples, déjà édictées et suivies depuis des années. En se préparant à une épidémie prévisible, et prévue, au lieu de la nier. En stockant du matériel au lieu de le brûler.

Aujourd’hui nous avons perdu 30.000 personnes sur l’autel des raisons budgétaires.

Pas juste 30.000 chiffres égrainés à la télé.
Mais 30.000 ami⋅e⋅s qu’on devait revoir cet été,
30.000 amant⋅e⋅s dans notre cœur serré,
30.000 parents qui nous ont aimé⋅e⋅s,
30.000 combats qui doivent perdurer,
30.000 souvenirs qui ne peuvent être remplacés.

Dont celui de Kamo.

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2020-06-18T23:45:00+02:00
https://valentin.journalintime.com/Je-creve-de-solitude Je crève de solitude Un quotidien sans aucun sens Que du creux Du vide Du rien Des mois Que je n'ai plus rien fait de créatif Que je ne sais plus rien faire Et personne à qui parler Le néant affectif Une solitude à s'en crever les yeux Pour pas voir les autres humains dans la rue Et arrêter enfin de se dire qu'eux ils ont l'air d'avoir Des amis Des amours Des familles Je suis perpétuellement en train de me noyer Je n'arrive quasiment plus à sortir la tête de l'eau Souffler Respirer Une seule bouffée d'air frais C'est déjà trop demander C'est trop d'énergie à déployer Je voudrais fuir Fuir loin Un quotidien sans aucun sens
Que du creux
Du vide
Du rien

Des mois
Que je n’ai plus rien fait de créatif
Que je ne sais plus rien faire

Et personne à qui parler
Le néant affectif

Une solitude à s’en crever les yeux
Pour pas voir les autres humains dans la rue
Et arrêter enfin de se dire qu’eux ils ont l’air d’avoir
Des amis
Des amours
Des familles

Je suis perpétuellement en train de me noyer
Je n’arrive quasiment plus à sortir la tête de l’eau
Souffler
Respirer
Une seule bouffée d’air frais
C’est déjà trop demander
C’est trop d’énergie à déployer

Je voudrais fuir
Fuir loin
Loin de moi
Loin du passé
Du présent
Du futur
Blême
Et sans espoir

Fuir cette vie de con

Je ne sais même plus
Si je la subis
Si je me la suis construite
Si c’est moi qui rejette les autres
Ou si simplement personne ne veut de moi

J’ai la haine
Les yeux qui mouillent
Quand je vois quelqu’un être invité à un repas
Dans un bar
Un weekend
Avec des amis

Des choses simples
Que je n’ai pas

Je suis tellement jaloux
Tellement triste
Tellement seul

Que je ne sais même plus comment l’exprimer
Je ne trouve pas de mot assez fort pour ce que je ressens
Et c’est peut-être bien ça qui rend les choses si douloureuses

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2019-11-08T00:01:51+01:00
https://valentin.journalintime.com/Une-vie-pour-rien Une vie pour rien Une vie à mettre certaines questions de côté Soit par manque de courage pour en accepter les réponses Soit par impossibilité d'en trouver Une vie à revenir sur ce qu'on s'est promis En souffrant d'être malhonnête Une vie où le poids du temps se projette Et où on ne changera pas Une vie où on a tout choisi sauf soi Une vie à à masquer ce qu'on est vraiment Juste pour gagner du temps Une vie à laisser filer Car l'apparence est plus forte Une vie où moins on se voit et mieux on se porte Une vie où on trouve qu'il faut du courage Pour s'avouer lâche chaque jour davantage Une vie Une vie à mettre certaines questions de côté
Soit par manque de courage pour en accepter les réponses
Soit par impossibilité d’en trouver
Une vie à revenir sur ce qu’on s’est promis
En souffrant d’être malhonnête
Une vie où le poids du temps se projette
Et où on ne changera pas
Une vie où on a tout choisi sauf soi
Une vie à à masquer ce qu’on est vraiment
Juste pour gagner du temps
Une vie à laisser filer
Car l’apparence est plus forte
Une vie où moins on se voit et mieux on se porte
Une vie où on trouve qu’il faut du courage
Pour s’avouer lâche chaque jour davantage
Une vie à mettre le masque qu’il faut pour monter plus haut
À faire des efforts
À dire oui à des gens dont on sait qu’ils ont tort
Une vie à parler de ce qui est mal et de ce qui est bien
Alors qu’on a soi-même jamais fait le point
Une vie à trouver ça sans importance
Une vie à se compliquer pour rien

Une vie entre deux quais où la voie du milieu est un miroir cassé
Une vie à dix à vingt à trente ans
Où on ne pardonne pas plus qu’on ne comprend
Une vie où le hasard fait le reste
Une vie à chercher partout ce qui offrirait une chance
De nier jusqu’au bout
Une vie où quand on comprend que c’est sa mémoire
Cette veine géante
On a fait un pas de plus dans le ventre
Une vie où ce n’est pas parce qu’on perd quelque part
Qu’on gagnera ailleurs
Une vie où le mal ne meurt pas mais se déplace
Une vie où une deuxième peau remplace la première
Une vie qu’on vide de tous ses objets
Qu’on remplie de copies moulées dans une matière étrangère
Une vie où il fait froid comme dans un four éteint
Où on avance un couteau à la main
Une vie où plus on réfléchit plus on
se dit qu’on aurait préféré un fusil
Une vie à écouter aux portes en croyant que derrière on nous détruit

Une vie à changer de visage pour apprendre à se reconnaître
Ou juste à mentir peut-être
Une vie où on ne s’attachera plus jamais à personne
Une vie à supplier pour qu’elle nous pardonne
Une vie où si on ne paie pas une fois le prix fort
On rembourse chaque jour d’un remords
Une vie qui n’est qu’un géant règlement de comptes
Où seule la manière diffère
Une vie où entre celles des autres et la nôtre souvent c’est la guerre
Une vie avec le père la mère et l’enfant
Et dans le futur du passé du présent
Une vie où le sang coule dans le temps
Un océan
Une vie où à trop vouloir tirer dans le tas
On tire sur soi
Une vie où on n’a rien à perdre à faire en sorte que ça s’arrête
Une vie à ne rien faire pour que ça s’arrête
Une vie à chercher de l’aide pour sortir de son enfer tiède

Une vie à brûler et à regarder ses mains
Une vie sans trouver le calme
Une vie où finalement au bout du chemin on ne regrette pas
Car une fois l’incendie éteint
Il ne reste plus qu’un tas de cendres froides
Et personne ne peut deviner ce qu’il y avait avant
Une vie pour rien

— Programme, Une vie (L’enfer tiède)

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2019-11-07T23:53:46+01:00
https://valentin.journalintime.com/C-est-ca C'est ça C'est ça C'est ça que je voulais te dire Que je ne savais pas exprimer Pas même penser Car pas le temps Pas la liberté Pas l'envie Pas le courage Pas grand chose à dire Enfin je croyais C'est ça Ça qui m'occupait Qui me chargeait l'esprit Qui inhibait mes actions Qui me faisait sentir vide Inconsistant Inutile Ça C'est l'habitude De ne plus rien avoir à te dire De ne plus rien avoir à penser À ressentir À vouloir À éprouver C'est ça qui manque Ça Lancinant Enivrant Fatigant Répétition inlassable De ce que je voudrais dire Mais ne sais plus exprimer Ça C'est le mot La C’est ça
C’est ça que je voulais te dire
Que je ne savais pas exprimer
Pas même penser
Car pas le temps
Pas la liberté
Pas l’envie
Pas le courage
Pas grand chose à dire
Enfin je croyais

C’est ça
Ça qui m’occupait
Qui me chargeait l’esprit
Qui inhibait mes actions
Qui me faisait sentir vide
Inconsistant
Inutile

Ça
C’est l’habitude
De ne plus rien avoir à te dire
De ne plus rien avoir à penser
À ressentir
À vouloir
À éprouver

C’est ça qui manque
Ça
Lancinant
Enivrant
Fatigant
Répétition inlassable
De ce que je voudrais dire
Mais ne sais plus exprimer

Ça
C’est le mot
La phrase
Que je ne peux prononcer
Que je ne peux formuler
Que je peux même pas imaginer
Dans l’esprit étriqué
Qui fait désormais office de cerveau

Ça
C’est le vide qui m’habite
La dépression n’existe même plus
Je n’aime plus rien
Je ne ressens que néant
Dans le temps je pensais être créatif
Intéressant
Je réalise que je ne suis qu’une pierre du mur
Que l’on se construit
Autour de soi
Pour se protéger
Des autres
De soi
De tout !

Ça
Je crois que c’est ce qui me manque
Le mot de la fin
La ponctuation

C’est ça
C’est ça
La peur
La lassitude
Le désespoir
Qui viennent et repartent
Et je n’y fait même plus attention
Car c’est ça dont je me sauvais
Et maintenant que je sais leur échapper
Je réalise que je n’ai rien gagné
Que l’on ne se sauve pas soi-même
Sans y laisser ce qui nous habitait

La hargne
La passion
Les flots de mots qui débordaient par centaines
Les envies qui s’extasiaient
Et tout le reste

Et le reste
Il n’en reste plus
Rien

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2018-10-27T00:48:56+02:00
https://valentin.journalintime.com/See-I-always-knew-that-we-were-here-for-more-than-wash-the-dishe See, I always knew that we were here for more than wash the dishes, do the cooking See, I always knew that we were here for more Than wash the dishes, do the cooking See, I’m here to speak for everyone That never got a look in You know, all the ones who ain’t good-looking The ones who hate the crooked Wicked nature of the system For everyone who knows, fuck it Just cause we can’t see the bars Don’t mean we aren't imprisoned — Sound of Rum, End Times See, I always knew that we were here for more
Than wash the dishes, do the cooking
See, I’m here to speak for everyone
That never got a look in
You know, all the ones who ain’t good-looking
The ones who hate the crooked
Wicked nature of the system
For everyone who knows, fuck it
Just cause we can’t see the bars
Don’t mean we aren’t imprisoned

— Sound of Rum, End Times

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2018-10-27T00:09:48+02:00
https://valentin.journalintime.com/We-were-born-into-blood-soaked-cities-of-industry We were born into blood-soaked cities of industry We were born into blood-soaked cities of industry Informed of the savagery The infamy, barbarity of history Controlled, contrived, and depressed And attested, and stressed out and vexed It’s a message we’ve been fed So we could propagate their system Of division, inhibition Viciousness and contradiction We were suckled on the milk that they soured Told the future was ours And then disembowelled and disempowered We have been disgraced, deafened and deflowered Our brains brutalized and our defiance devoured And so now they’re shooting guns and robbing cats And trying to claw a little We were born into blood-soaked cities of industry
Informed of the savagery
The infamy, barbarity of history
Controlled, contrived, and depressed
And attested, and stressed out and vexed
It’s a message we’ve been fed
So we could propagate their system
Of division, inhibition
Viciousness and contradiction
We were suckled on the milk that they soured
Told the future was ours
And then disembowelled and disempowered
We have been disgraced, deafened and deflowered
Our brains brutalized and our defiance devoured
And so now they’re shooting guns and robbing cats
And trying to claw a little back
But when the whole thing shatters
It always starts with a little crack
And then splinters stretching out for miles
Pointing fingers at sharp suits with crocodile smiles
But it’s us, we get the blame
Told that life is all exchange
Told that we are the children of capital
That we are the children of apathy
That we are the children of this rapidly changing reality
But look, I say we learnt it from them
From their rules and their ways
Their legitimate businesses deceive and disgrace
Look we learn it from them
From their rules and their ways
Their legitimate companies deceive and disgrace
While us, we do what we can
Because we live in this place
Where the truth can’t be seen in the face

Sound of Rum — Cannibal Kids

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2018-10-26T19:07:05+02:00
https://valentin.journalintime.com/Il-y-avait-pourtant-Le-chien-d-en-face Il y'avait pourtant — Le chien d'en face Il y avait pourtant les nuits Que nous rêvions sans lendemains Passées à regarder Paris Qui se dessinait au fusain Il y avait aussi le ciel Tous les jours un peu plus près Lorsque je me trouvais si belle Et quand tu me le disais Toi, tu ne t'en souviens pas Il y avait tout ça pourtant Je t'en prie ne me dis pas Que je suis partie si longtemps Il y avait pourtant cette chanson Celle qui disait bien plus que nous Toutes les mille et unes façons De dire qu'on s'aimait plus que tout Il y avait aussi ce mélange Odeur de tabac et de vin Qui me revient, qui me démange Et qui t'allais Il y avait pourtant les nuits
Que nous rêvions sans lendemains
Passées à regarder Paris
Qui se dessinait au fusain

Il y avait aussi le ciel
Tous les jours un peu plus près
Lorsque je me trouvais si belle
Et quand tu me le disais

Toi, tu ne t’en souviens pas
Il y avait tout ça pourtant
Je t’en prie ne me dis pas
Que je suis partie si longtemps

Il y avait pourtant cette chanson
Celle qui disait bien plus que nous
Toutes les mille et unes façons
De dire qu’on s’aimait plus que tout

Il y avait aussi ce mélange
Odeur de tabac et de vin
Qui me revient, qui me démange
Et qui t’allais comme un parfum

Toi, tu ne t’en souviens pas
Il y avait tout ça pourtant
Je t’en prie ne me dis pas
Que je suis partie si longtemps

Il y avait pourtant cette rue
Où tu m’a vu disparaître
Je marchais et il avait plu
Tu devais être à la fenêtre

Toi, tu ne t’en souviens pas
Il y avait tout ça pourtant
Je t’en prie ne me dis pas
Que je suis partie si longtemps

Toi, tu ne t’en souviens pas
Il y avait tout ça pourtant
Je t’en prie ne me dis pas
Que je suis partie si longtemps

(Il y’avait pourtant — Le chien d’en face, album « Temps d’hommes »)

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2015-12-12T15:46:00+01:00
https://valentin.journalintime.com/Combien-de-mensonges-avant-l-evanouissement Combien de mensonges avant l'évanouissement ? Combien de mensonges doit-on supporter ? Combien de faux-semblants ? Combien de vérités omises ? Combien de silences gênés ? Avant que nous ne réalisions que nous ne sommes que transparence, qu'invisibles au milieu du béton qui coule de nos veines. Lentement. Sans douleur. Quand est-ce qu'on va se rendre compte que ça ne sert à rien de se lamenter ? Qu'il est inutile de se révolter ! Que ça ne changera rien ! Jamais ! Nous nous évanouissons à vue d'œil. Nous perdons toute consistance. Notre humanité s'effeuille. Notre volonté s'amenuise. À la fin, il ne restera rien. Même Combien de mensonges doit-on supporter ?
Combien de faux-semblants ?
Combien de vérités omises ?
Combien de silences gênés ?

Avant que nous ne réalisions que nous ne sommes que transparence, qu’invisibles au milieu du béton qui coule de nos veines. Lentement. Sans douleur.

Quand est-ce qu’on va se rendre compte que ça ne sert à rien de se lamenter ?
Qu’il est inutile de se révolter !
Que ça ne changera rien !
Jamais !

Nous nous évanouissons à vue d’œil.
Nous perdons toute consistance.
Notre humanité s’effeuille.
Notre volonté s’amenuise.

À la fin, il ne restera rien. Même pas des souvenirs. Même pas une seule trace écrite.

Nous aurons tout oublié.
Tout effacé.
Gommé méticuleusement.
Jusqu’au sang.

Et tout pourra alors recommencer. Comme si rien ne s’était jamais passé.

Aucun messie ne viendra nous sauver.
Car il n’y a déjà plus rien à sauver.
Nous ne méritons que la déchéance.
Et nous devrions êtres heureux d’être amenés à l’évanouissement total.

Reconnaissants. Qu’enfin quelque chose mette le mot fin en bas de la dernière page de notre insalubrité quotidienne.

Mais combien de temps nous reste-t-il ?
Un jour ?
Un mois ?
Un siècle ?

Beaucoup moins que ça. Je l’espère si fort que j’en rêve toute les nuits.

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2015-12-12T14:48:50+01:00
https://valentin.journalintime.com/Un-mot-de-toi Un mot de toi. Un mot de toi. Et je me retourne sur ton passage. Un mot de toi. Au milieu de la rue. Un mot de toi. Et je me mets à nu. Un mot de toi. Tout de suite, sans réfléchir. Un mot de toi. Et je t'y emmène. Un mot de toi. Et je te saute dessus. Un mot de toi. Et je pleure comme un gamin. Un mot de toi. Et je ne dors plus. Un mot de toi. Et je ne pose plus de questions. Un mot de toi. Et je ne suis plus moi. Un mot de toi. Et je suis perdu. Un mot de toi. Et je m'enfuis, peut-être. Un mot de toi. Et tout s'arrête. Un mot de toi. Juste un seul. S'il te plaît. Un mot de toi.
Et je me retourne sur ton passage.
Un mot de toi.
Au milieu de la rue.
Un mot de toi.
Et je me mets à nu.
Un mot de toi.
Tout de suite, sans réfléchir.
Un mot de toi.
Et je t’y emmène.
Un mot de toi.
Et je te saute dessus.
Un mot de toi.
Et je pleure comme un gamin.
Un mot de toi.
Et je ne dors plus.
Un mot de toi.
Et je ne pose plus de questions.
Un mot de toi.
Et je ne suis plus moi.
Un mot de toi.
Et je suis perdu.
Un mot de toi.
Et je m’enfuis, peut-être.
Un mot de toi.
Et tout s’arrête.
Un mot de toi.
Juste un seul.
S’il te plaît.

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2015-09-09T05:11:00+02:00
https://valentin.journalintime.com/D-entree-On-etait-vaccines-contre-l-espoir-naif-Aujourd-hui-main D'entrée. On était vaccinés contre l'espoir naïf. (Aujourd'hui, maintenant) Tu te souviens de nous étudiants ? Je veux dire inscrits. Pour la sécurité sociale et les tarifs réduits. De nos 30 mètres carrés pour 1420 francs. En prime le papier peint pourri qui fout le camp. De ces soirées interminables. Des spaghettis pour dix. Des taches de vin sur le canapé. Je passe le cendrier. Tu te rappelles la distribution de prospectus ? À l'entrée du parking, promo sur les autoradios. De ces gamins qui démarraient des BM, sans en avoir les clés. Puis d'un signe de la main, dégager. Qu'est-ce qu'on est cons à 20 ans. C'est clair. Mais quel plaisir on y prend. Tu te souviens de nous étudiants ? Je veux dire inscrits. Pour la sécurité sociale et les tarifs réduits. De nos 30 mètres carrés pour 1420 francs. En prime le papier peint pourri qui fout le camp. De ces soirées interminables. Des spaghettis pour dix. Des taches de vin sur le canapé. Je passe le cendrier.

Tu te rappelles la distribution de prospectus ? À l’entrée du parking, promo sur les autoradios. De ces gamins qui démarraient des BM, sans en avoir les clés. Puis d’un signe de la main, dégager.

Qu’est-ce qu’on est cons à 20 ans. C’est clair. Mais quel plaisir on y prend. Tu te rappelles ? Toujours à contredire. Nous deux contre la terre entière. Ce qui me rassure. On est encore capables d’en faire autant. Aujourd’hui. Maintenant.

C’est clair. On a aussi pris de grosses claques. De celles qui foutent en l’air, qui marquent. De celles qui font mal aux convictions. C’est sûr. On n’a pas été gâtés. Regarde ce qu’ils nous ont laissé. De vieux restes d’idéologies. Qu’on a toutes vu se planter.

D’entrée. On était vaccinés contre l’espoir naïf. L’optimisme creux. Les lendemains qui chantent. Les jours heureux.

On n’a pas lâché l’affaire pour autant. Il y a encore des sujets sur lesquels. On est restés intransigeants. On rêvait de danger permanent. De prise de risque perpétuel. Et quand vient la peur de la routine. Des habitudes. Au quotidien la lassitude.

J’ai envie de te dire : « regarde, on est vivants ». J’ai l’impression que ça suffit pour faire de nous des débutants. Il y a tant de choses que nous n’avons pas vues. Tant de choses que nous n’avons pas encore vécues. Ensemble. Ou séparément. Ensemble. Aujourd’hui. Maintenant.

Aujourd’hui. Maintenant.

— Experience, Aujourd’hui, maintenant, 2001.

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2015-04-13T15:15:00+02:00
https://valentin.journalintime.com/I-wrote-this-novel-just-for-you-It-sounds-pretentious-but-it-s-t I wrote this novel just for you / It sounds pretentious but it's true I read a book about the self Said I should get expensive help Go fix my head create some wealth Put my neurosis on the shelf But I don't care for myself I don't care for myself I don't care for myself I don't care — Placebo, Blue American I read a book about the self
Said I should get expensive help
Go fix my head create some wealth
Put my neurosis on the shelf

But I don’t care for myself
I don’t care for myself
I don’t care for myself
I don’t care

— Placebo, Blue American

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2015-03-29T19:13:55+02:00
https://valentin.journalintime.com/I-am-not-trying-to-forget-I-am-just-trying-to-forgive I am not trying to forget, I am just trying to forgive C'est la chose la plus compliquée qui soit. Pardonner à ce monde. Sa bêtise. Sa stupidité. Sa cruauté maladive. Sa haine de la différence. Et pourtant c'est ce que j'essaye de faire. Avec peu de succès, je dois l'avouer. Car le monde me hait, et je le hais de plus belle. C’est la chose la plus compliquée qui soit. Pardonner à ce monde. Sa bêtise. Sa stupidité. Sa cruauté maladive. Sa haine de la différence.

Et pourtant c’est ce que j’essaye de faire.

Avec peu de succès, je dois l’avouer.

Car le monde me hait, et je le hais de plus belle.

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2015-03-15T01:27:07+01:00
https://valentin.journalintime.com/They-know-my-weaknesses They know my weaknesses They know my weaknesses You tried them I get so carried away You brought me down to earth I thought we had something precious Now I know what it's worth I heard it from my friends — Depeche Mode, The things you said They know my weaknesses
You tried them
I get so carried away
You brought me down to earth
I thought we had something precious
Now I know what it’s worth
I heard it from my friends
— Depeche Mode, The things you said

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2015-02-06T01:27:36+01:00
https://valentin.journalintime.com/Celle-qui-ne-fut-belle-qu-une-fois-dans-sa-vie-Le-chien-d-en-fac Celle qui ne fut belle qu'une fois dans sa vie — Le chien d'en face Dans le noir et le blanc Et le gris de la pierre Du vieux Paris d'antan Derrière une porte cochère Elle passait le chiffon Il y a bien des années Dans le colimaçon D'un très vieil escalier À la pâle lumière De tous les étages Comme bonheur et poussière Ne font pas bon ménage Des gens de ce couloir Elle n'avait dans le nombre Pas l'ombre d'un regard Ni le regard d'une ombre En haut de cette prison De cette cage d'escalier Là où vivent les pigeons Sur le dernier palier Il y avait un garçon Dans un appartement Même pas assez grand Pour y tourner en rond Ayant par malheur Le Dans le noir et le blanc
Et le gris de la pierre
Du vieux Paris d’antan
Derrière une porte cochère

Elle passait le chiffon
Il y a bien des années
Dans le colimaçon
D’un très vieil escalier

À la pâle lumière
De tous les étages
Comme bonheur et poussière
Ne font pas bon ménage

Des gens de ce couloir
Elle n’avait dans le nombre
Pas l’ombre d’un regard
Ni le regard d’une ombre

En haut de cette prison
De cette cage d’escalier
Là où vivent les pigeons
Sur le dernier palier

Il y avait un garçon
Dans un appartement
Même pas assez grand
Pour y tourner en rond

Ayant par malheur
Le chic chaque matin
Pour marcher dans le bonheur
Déposé par les chiens

Il écrivait la nuit
Sur des murs des poèmes
« Mon amour et ma vie
Sais-tu combien je t’aime ?  »

Ce qu’elle est jolie
L’histoire de celle
Qui ne fut belle
Qu’une fois dans sa vie

Elle savait qu’elle devait
Leur passer un savon
À ces mots qui chantaient
Et à cet Aragon

Mais comment elle pouvait
Mettre de l’eau de javel
Et un coup de balais
Sur des choses aussi belles ?

Et qu’il appartenait
Que ces vers soient lus
À cette femme qu’on aimait
Elle qui n’aurait jamais cru

N’étant pas assez folle
Et la vie trop cruelle
Que ces douces paroles
Aient été dites pour elle

Ce qu’elle est jolie
L’histoire de celle
Qui ne fut belle
Qu’une fois dans sa vie

Mais alors qu’un jour
Elle lisait le roman
De ces belles amours
Gravées sur le ciment

Une voix derrière elle
Sortie de la pénombre
Lui dit « Mademoiselle
Si vous voulez me répondre

Il me reste une craie
Que je vous ai gardée
Un peu comme un secret
Dans un bout de papier »

Dans un silence de plomb
On entendait leurs cœurs battre
Au fond du colimaçon
Qu’elle descendait quatre à quatre

Ce qu’elle est jolie
L’histoire de celle
Qui ne fut belle
Qu’une fois dans sa vie

Moi j’habite encore là
Dans cet immeuble tranquille
Quelque part sous les toits
Quelque part sous les tuiles

Et j’ai toujours le malheur
Chaque matin
De marcher dans le bonheur
Déposé par les chiens

— Le chien d’en face, Celle qui ne fut belle qu’une fois dans sa vie

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2015-01-07T06:13:57+01:00
https://valentin.journalintime.com/On-termine-toujours-par-savoir-la-fin-de-l-histoire-il-suffit-ju On termine toujours par savoir la fin de l'histoire, il suffit juste d'être patient Mais la question c'est de savoir si on attendait la fin, la délivrance, ou si on attendait que quelqu'un ré-écrive la fin à notre place pour que l'histoire se termine bien. Mais la vérité c'est que ça ne se termine jamais bien. Mais la question c’est de savoir si on attendait la fin, la délivrance, ou si on attendait que quelqu’un ré-écrive la fin à notre place pour que l’histoire se termine bien.

Mais la vérité c’est que ça ne se termine jamais bien.

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2014-10-24T00:39:03+02:00
https://valentin.journalintime.com/Il-n-est-pas-de-doute-qui-s-estompe-que-des-certitudes-qui-s-et Il n'est pas de doute qui s'estompe, que des certitudes qui s'étiolent Je rentrais chez moi en vélo. Je suis repassé devant cet appartement. Celui où j'ai grandis. Non pas quand j'étais enfant, mais quand j'étais adulte. Celui où j'ai grandis en tant qu'adulte. Celui où j'ai connu les gens qui à la lumière d'une bougie ont changé mes horizons. Mes prises de conscience. Celui où j'ai dormi à cinq. Celui où tu souriais. Où j'ai embrassé Charline. Où j'ai aimé Marie. Où Marine m'a laissé. Où les amis dormaient dans la baignoire pour le week-end. Où j'étais certain qu'aimer était une solution. Mais les certitudes ne durent pas, et seule la Je rentrais chez moi en vélo. Je suis repassé devant cet appartement. Celui où j’ai grandis. Non pas quand j’étais enfant, mais quand j’étais adulte. Celui où j’ai grandis en tant qu’adulte. Celui où j’ai connu les gens qui à la lumière d’une bougie ont changé mes horizons. Mes prises de conscience. Celui où j’ai dormi à cinq. Celui où tu souriais. Où j’ai embrassé Charline. Où j’ai aimé Marie. Où Marine m’a laissé. Où les amis dormaient dans la baignoire pour le week-end. Où j’étais certain qu’aimer était une solution. Mais les certitudes ne durent pas, et seule la solitude demeure.

Les volets étaient fermés. La lumière éteinte. Mais il y avait quelqu’un dans l’ombre. Un autre moi. Où seulement mon imagination. Une nostalgie qui n’a pas lieu d’être. Car quand j’y repense rien de cette période n’était si reluisant que cela.

J’étais désespéré. Au point de remonter l’escalier du côté où les marches s’étaient usées et avaient pris une dangereuse inclinaison, comme si l’escalier tout entier menaçait de s’effondrer. Remonter les marches en espérant que l’escalier s’effondre et qu’il réponde à ma place une fois pour toutes à la question des doutes qui n’ont pas lieu d’être.

De cette époque j’ai tellement de beaux souvenirs aussi. Des sourires. Des centaines. Des milliers. Et pour seule certitude de savoir pour de bon que le bonheur n’est qu’un éclair, et qu’on passe le reste du temps à guetter le ciel en espérant que l’orage vienne, à nouveau, nous secouer.

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2014-10-17T01:33:00+02:00
https://valentin.journalintime.com/Il-n-est-pas-de-pire-solitude-que-celle-de-la-foule Il n'est pas de pire solitude que celle de la foule Et cette sensation que personne, jamais, ne saura nous comprendre. Qu'aucun de ces amis, de ces proches, de ces amours, ne pourra appréhender ne serait-ce qu'une infime partie du problème. Que nous resterons seuls, pour toujours, dans nos doutes, nos craintes et nos angoisses. Parce que peu importe le nombre de mots, de phrases, de gestes ou de regards qu'on pourra y mettre : les autres ne comprendront jamais ce que nous ressentons. Ces émotions leur resteront étrangères à vie, car on ne peut les partager réellement. C'est impossible. Et c'est cela qui nous rends si seuls. Si Et cette sensation que personne, jamais, ne saura nous comprendre. Qu’aucun de ces amis, de ces proches, de ces amours, ne pourra appréhender ne serait-ce qu’une infime partie du problème. Que nous resterons seuls, pour toujours, dans nos doutes, nos craintes et nos angoisses. Parce que peu importe le nombre de mots, de phrases, de gestes ou de regards qu’on pourra y mettre : les autres ne comprendront jamais ce que nous ressentons. Ces émotions leur resteront étrangères à vie, car on ne peut les partager réellement. C’est impossible.

Et c’est cela qui nous rends si seuls. Si vulnérables. Si aptes à fondre en larmes à la moindre déconvenue. Car nous sommes si fragiles dans notre solitude. Et il n’est rien de plus difficile à accepter que la compassion des autres à nos malheurs, alors qu’ils n’ont aucune idée de l’étendue de la tristesse qui grandit en nous comme un cancer en phase terminale.

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2014-10-13T14:03:00+02:00
https://valentin.journalintime.com/En-dehors-des-limites-cadastrales-de-l-inconstant-ce-sont-toujou En dehors des limites cadastrales de l'inconstant, ce sont toujours les souvenirs de demain qui nous ramènent à la nostalgie d'hier J'étais assis sur les marches du parvis. Place des jours passés. Rue des souvenirs oubliés. Avenue des mémoires effacées. Par mégarde. Par négligence. Par envie de ne plus ressentir les effluves des réminiscences honteuses. La nostalgie des jours passés délimite ce que nous pensons être ou avoir été un moment de semblant de perfection. Ainsi filtrés, les faits et les événements revêtent un paraître heureux, un semblant d'humanité et de bien-être qui sont probablement totalement factices. Mais peu importe. Si un moment était passablement ennuyeux, il devient en mémoire J’étais assis sur les marches du parvis. Place des jours passés. Rue des souvenirs oubliés. Avenue des mémoires effacées. Par mégarde. Par négligence. Par envie de ne plus ressentir les effluves des réminiscences honteuses.

La nostalgie des jours passés délimite ce que nous pensons être ou avoir été un moment de semblant de perfection. Ainsi filtrés, les faits et les événements revêtent un paraître heureux, un semblant d’humanité et de bien-être qui sont probablement totalement factices. Mais peu importe. Si un moment était passablement ennuyeux, il devient en mémoire la quintessence de notre bonheur passé que nous ne pourrons plus jamais atteindre. Même si c’est faux. On tente quand même de s’en convaincre.

Les découpes inconscientes d’un passé fatigué ne laissent transparaître que les sentiments les plus forts, et non pas les plus ambigus ou les plus subtils. Il ne reste plus rien des délicates nuances d’émotions entremêlées que nous avons ressenti sur le moment.

C’est la tristesse de savoir que ces émotions ne seront jamais plus ressentie dans leur intégralité, dans leur délicatesse, qui me fait monter dans le nez les larmes de la nostalgie incomprise et inutile.

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2014-10-08T03:03:22+02:00